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Le blog de Toni

L'éducation sentimentale de Gustave Flaubert

11 Avril 2010 , Rédigé par leblogdetoni.over-blog.com Publié dans #Corpus de textes

INTRODUCTION: Gustave Flaubert fût un écrivain français né en 1821 et mort en 1880. Il est un prosateur de premier plan de la deuxième moitié du 19ème siècle et a marqué la littérature française par la profondeur de ses analyses psychologiques et par la force de son style dans de grands romans comme Mme Bovary ( publié en 1857) et L'éducation sentimentale (en 1869).

L'éducation sentimentale est l'histoire d'un jeune homme, Frédéric Moreau, qui tombe éperdument amoureux de Mme Arnoux, femme d'un homme influent de Paris. L'extrait que nous allons commenter correspond à la scène de première rencontre entre Frédéric et Mme Arnoux.

PROBLÉMATIQUE: En quoi Flaubert renouvel-t-il le stéréotype de la rencontre amoureuse?

I/ Mise en scène du regard

A/ Le regard de Frédéric

- La vue est présente dans toute la scène: champ lexical du regard "apparition", " distingua", "éblouissement". Tout est visuelle, tout est silencieux.

-Le regard est doué de mouvement: il parcourt la figure de Mme Arnoux, avec un mouvement descendant passant par sa taille et focalisant finalement ses mains.

-Le regard de Frédéric permet également de sentir son embarras, "il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière", "et, quand il se fut mis plus loin, du même còté, il la regarda".

B/ Le portrait de Mme Arnoux

- Le portrait que mène Frédéric est très laudatif et idéalisé: "cette splendeur", "la séduction de sa taille", "cette finesse".

- Et va même jusqu'à la sacralisation: "apparition", "éblouissement", "lumière". Elle est éthérée, intouchable.

-Le portrait révèle des nombreux contrastes de lumière qui en font une image exotique: "des rubans roses qui palpitaient au vent" rose/bleu, "ses bandeaux noirs", "sa peau brune", "un long châle à bandes violettes sur le bordage de cuivre" violet/jaune doré.

C/ Le jeu de l'observateur et du observé

1. L’utilisation des pronoms:

-L’alternance des pronoms de la troisième personne " il ", " elle ", met en valeur les positions réciproques des deux personnages: madame Arnoux centre du regard, Frédéric Moreau, voyeur : " En même temps qu’il passait, elle leva la tête [...] et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. " 

2. Un jeu de comportement. Alors que Mme Arnoux " gard[e] la même attitude" et reste immobile, telle une statue, effectuant un ouvrage " mécanique ", " elle était en train de broder quelque chose ", Frédéric ne cesse de s’agiter autour d’elle  : " il fit plusieurs tours de droite et de gauche ", " il se planta " attiré par son éclat. Vocabulaire de la fausseté mêlé à ce lui de la stratégie militaire (" pour dissimuler sa manœuvre "), " il affectait d’observer ". Cette attitude qui repose sur le principe du voir sans être vu a pour but de  percer le mystère de l’inconnue. 

II/ L'interiorisation du regard

A/De la vision à l'imaginaire

- Le champ lexical de la vision glisse vers l'imaginaire:  verbes de regard à verbes de pensée.

- La vision ouvre sur le "désir de la possesion physique" qui entraîne "une curiosité douloureuse" = la définition de passion amoureuse contient  aussi une partie de souffrance, la curiosité douloureuse s'associe donc à un amour passioné.

- Passages Discours Indirect Libre montre l'évolution vers l'imaginaire: "Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans!"= Le rythme s'accélère "en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans"= 8 syllabes/5 syllabes/4 syllabes. La curiosité douloureuse est exposée ici.

B/Identité mystérieuse

- "Ce fut comme une apparition"= ouvre déjà  sur l'aspect mystérieux de cette femme

- "Jamais il ne... ni...": les négations montrent une femme unique.

-La séduction de Mme Arnoux repose sur son aspect mystérieux. Frédéric ne connaît pas son nom, il ne peut donc saisir son identité, son essence (" Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé. "). A partir du moment où un élément est révélé, le sentiment de " possession " se manifeste (cf. " acquisition "). La séduction qu’exerce involontairement Mme Arnoux sur Frédéric est avant tout celle de son imaginaire.  

III/ La rencontre

- La rencontre entre Mme Arnoux et Frédéric reprend le stéréotype du chevalier servant:

=>L'intermédiaire pour que "Leurs yeux se rencontrèrent" est le "châle" qui lui tombe à Mme Arnoux.

=>Le registre utilisé est lyrique, poètique et romantique

-Le dialogue n'est pas complet, Mme Arnoux remercie Frédéric mais la réponse à ce remerciement correspond à un cri de son mari.

-Frédéric n'a pas le plaisir de repondre.

-Le lyrisme heurte contre le prosaïsme de son mari: qui est palpable, réel. 

 

CONCLUSION:

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abdallah farid 24/05/2016 23:03

Bonjour, j'aimerais pouvoir lire la conclusion s'il vous plait

de nul part 21/12/2015 15:24

bonjour est ce que je peux lire la conclusion s il vous plait

hanen 09/11/2015 21:07

c'est interessent merci bien

Gwendoline 04/02/2015 22:03

merci cet article viens de me sauver la vie, j'étais complètement bloquée avec ma synthèse!!!

LLORCA Sophie 08/01/2014 16:28

Bonjour, j'aimerais pouvoir lire la conclusion. Comment fait-on pour qu'elle s'affiche?

Merci d'avance.